Menu général

Retour au:
-Sommaire

Présentation
-Evénements
-FAQ
-Petites Annonces
-Humour
-Les News

Mécanique
-Dossier
-La Rustica
-La Spartia

Electronique
-Dossier
-MM2001
-BB2001-X
-Picachof
-Ext.Turbo
-Faq MM2001
-Faq BB2001-X
-Faq Turbo

Logiciels
-Cnc
-Réglages

Utilitaires
-Litcut
-Profscan
-Scan2Dat
-Utilitaires
-Lettres
-Desicut

-Astuces

Bibliotheque
-Projets CNC
-Projets Orphelins
-Profils

Les références
-Toutes les URL
-Les pages jaunes
-Tables d'internautes


 
Coffrage des ailes à la cartoline
selon la méthode de Jacques André

 

Quelques mots pour vous présenter Jacques. Maquettiste et amateur de tout ce qui vole ainsi que de son histoire, Jacques est très prolifique dans la construction, il pratique le F3I et la maquette planeur, “ pour l’ambiance ” comme il aime à dire. Il emploi souvent la cartoline comme coffrage de ses ailes. Rien de révolutionnaire, encore un article de plus sur le coffrage des ailes. Cependant j’ai trouvé qu’il y avait quelques astuces, simples dans la réalisation des sacs à vides et des tours de mains qui méritent d’être partagés. Et comme Jacques me l’a, modestement, dit : “ je n’ai rien inventé, moi aussi il y a longtemps un modéliste m’a montré comment faire, ensuite à force d’en faire j’ai mis au point cette procédure…”

Qu’est ce que la “cartoline ” ?
Il s’agit d’un placage plastique beaucoup plus souple et léger que le Formica de couleur blanche qui est composé d’une couche externe plastifiée et d’une couche interne en carton (épaisseur 32/100). En menuiserie d’aménagement de cuisine ce produit est utilisé en placage de «contre-balancement». Nous l’achetons chez CopAéro. Après coffrage il peut être laissé tel quel mais une légère couche de peinture améliore encore plus l’aspect. Au niveau du poids ce coffrage brut, est bien sûr plus lourd que le coffrage en balsa/bois exotique, mais ne nécessitant pas d’apprêt de finition, une fois l’aile terminée en état de vol je suis persuadé que la différence est quasi-nulle. Le grand avantage de la cartoline est la grande rapidité des travaux de finitions ainsi que le résultat flatteur obtenu sans trop d’huile de coude, exactement ce qu’il me faut !

 

Préliminaires
Pour illustrer mon propos, Jacques a réalisé le coffrage d’une paire d’ailes de Titan. Ce remorqueur conçu par Alain Lloubères est paru en plan dans RCM N°250 sous la plume de Jacques qui est aussi le dessinateur du plan. Juste un mot sur le Titan : l’essayer c’est l’adopté ! Cela tombe bien, j’en ai deux en chantier !
Quand on aime on ne compte pas ...
Les mauvaises langues au club disent plutôt : c’est au cas où !
Très simple de construction et de maintenance, d’une fiabilité exemplaire le Titan est un fidèle compagnon. Bon, il ne sera jamais lauréat d’un quelconque concours de beauté ! Cependant, nous planeuristes l’adorons.
Les ailes sont d’une simplicité biblique : rectangulaires avec un bon vieux Goettingen 693 qui accompli très bien sa tâche.

Jacques a dit : découpons la cartoline !
La cartoline est vendue au mètre, généralement, en 75 cm de large. Elle se découpe très bien au cutter en s’aidant d’un réglet métallique. Première astuce bannir tout marquage aux feutres, utiliser un crayon en faisant des marques à peine visibles car elles risqueraient d’apparaître après ! Il faut découper des panneaux légèrement plus grand que les noyaux d’ailes, en prévoyant un surplus de 2 à 3 mm sur tout les côtés.

 

Jacques a dit : préparons les sacs à vide !
Alors là, j’ai été soufflé par la rapidité de préparation de ces sacs et la facilité de réalisation. Sans parler qu’il s’agit de matériel courant, la preuve : nous le trouvons en Deux Sèvres ! Prendre du polyane pour serres dans un magasin de bricolage/jardinage. Choisir le plastique le plus épais pour qu’il ait de la tenue. Pendant que vous y êtes achetez donc du scotch d’emballage marron en 50mm de large et de la bande cache pour peinture. Jacques possède des sacs qui ont plusieurs années de bons et loyaux services !
Coupez le plastique, sous forme de rectangle, au double de la dimension souhaitée, pour cette dimension il ne faut pas oublier de tenir compte de l’épaisseur des noyaux, donc prendre de la marge. Pour confectionner le sac il suffira de replier le rectangle de polyane dans le sens de la longueur. Il faudra maintenant refermer ce sac. Nous utiliserons le scotch d’emballage marron. Sur le chantier,à l’aide de deux morceaux de bande cache, immobiliser une bande de scotch marron légèrement plus longue que le côté à coller, face collante vers le haut. A mi-largeur du scotch, coller le bord de la feuille de polyane en évitant tous plis. Ensuite, il faudra positionner l’autre bord de la feuille de manière à ce qu’il recouvre en vis-à-vis le bord collé. Couper une autre bande de scotch marron qu’il faudra coller, à mi-largeur, sur le bord du polyane supérieur. Plaquer bien en évitant tous plis tant sur le polyane que sur la bande de scotch inférieure. Voilà c’est terminé pour ce côté !
L’astuce réside dans le collage “scotch contre scotch” l’étanchéité ainsi obtenue est excellente. Plus qu’un long discours les photos et les schémas vous montrent le mode opératoire.

Pour ce qui concerne la valve (ici un vulgaire tube alu au bon diamètre extérieur pour s’adapter à la durite de la pompe à vide) l’opération est aussi simple. Découper une bande de scotch d’environ 10cm, la placer côté collant vers le haut sur le chantier, immobiliser son extrémité extérieure à l’aide de bande cache. Placer, a mi-largeur et mi-longueur, de cette bande, le coin du sac côté polyane replié. On place le tube contre la paroi du sac, à l’endroit ou celui-ci se repli pour donner la partie supérieur du sac à vide. Là, on enlève la bande cache et on repli la partie externe du scotch de manière à bien épouser les formes du tube et venir se coller pour moitié sur le polyane et pour moitié sur le scotch. On plaque bien la jointure tube/polyane/scotch en s’aidant d’un réglet métallique. That’s all falks ! Après avoir introduit dans le sac les noyaux avec leur coffrage, on utilisera la même méthode que décrite plus haut pour le refermer et assurer l’étanchéité pour la mise sous vide. Pour donner une idée de l’étancheité : ma pompe se met en marche pour moins de 10 secondes environ toutes les 20 minutes (depressiomètre réglé sur 20g de différence de dépression et une dépression maximale de 100g).

Jacques a dit : préparons les noyaux !
Cette préparation débute par la protection des bords des dépouilles à l’aide de scotch d’emballage. Ensuite sur la dépouille inférieure (celle d’intrados, sur laquelle reposera l’aile lors de la polymérisation de l’époxy, car Jacques commence le coffrage par l’extrados de l’aile) fixer, sur tout le pourtour, une ficelle avec des épingles à tête, des épingles normales risquant de percer le sac. Cette ficelle, qui sert de drain, beaucoup plus longue que le périmètre de la dépouille sera introduite d’une dizaine de centimètre dans le tube de raccord du sac à vide. elle permet de bien répartir le vide dans le sac. Il ne reste plus qu’à mettre deux bandes de mylar au bord de fuite et au bord d’attaque de la dépouille pour être sûr de ne pas coller le noyau à la dépouille. Je récupère ce mylar chez mon imprimeur favori (feuilles de flashage). Ensuite, immobiliser les noyaux sur la dépouille à l’aide de quelques épingles à tête. C’est fini pour ce chapitre.
Jacques a dit : coffrons !
Après l’avoir légèrement dépolie, placer la cartoline face mate (cartonnée) vers le haut. Préparer la résine et bien l’étaler avec une raclette (carte téléphonique, autre...). Ne pas trop «charger», attention au poids final. Mettre les renforts en fibre, ici une cravate à l’emplanture et un ruban au bord de fuite. Poser le tout sur l’extrados du noyau, essuyer sur l’extérieur les éventuelles coulures de résine avec un Sopalin imbibé d’alcool à brûler. Immobiliser la cartoline avec quelques bouts de scotch sur le noyau et direction le sac à vide.

Après avoir mis l’ensemble dans le sac avec précaution, et avoir introduit la ficelle dans le tube d’aspiration, on ferme le sac (voir la méthode plus haut),et la pompe à vide est mise en marche. Lors de la mise sous vide on chasse les bulles d’air sur le coffrage vers le bord d’attaque et de fuite. Une fois le vide fait dans la poche, la dépouille supérieure est posée sur l’ensemble avec quelques poids pour la maintenir. Il n’y a plus qu’à attendre la polymérisation.

Jacques a dit : à l’intrados !
Après polymérisation, il suffit de couper le scotch de fermeture du sac à vide et de retirer le noyau pour admirer le travail. Avant d’attaquer le coffrage de l’intrados il est nécessaire d’ araser la cartoline, (à l’aide d’un rabot par exemple), au bord d’attaque et au bord de fuite. Puis poser le noyau sur sa dépouille d’extrados pour y pratiquer les diverses saignées pour boite à clef-d’aile, cordons de servos et autres tétons de centrage. Pour le Titan le travail est simple car il n’y a qu’une boite à clef et deux renforts pour les tétons de centrage. L’ensemble des câbles de servos (aileron et volet) passant dans une saignée pratiquée au droit de l’axe d’articulation des volets et ailerons après découpe de ces derniers. Les renforts sont collés à l’époxy mélangé de micro ballon. Il faut veiller à ce qu’ils soient à la bonne dimension et qu’il affleurent la surface du noyau, sinon après coffrage il y aura des dépassements disgracieux sous le coffrage (creux ou bosses).

Une fois ceci fait, il faut passer au coffrage proprement dit à l’identique de ce qui a été fait pour l’extrados. Ensuite il ne restera plus qu’à poncer le logement du bord d’attaque, ici en samba et le coller. Découper les logements de servos, les ailerons et volets. Puis fermer les bords d’attaque des gouvernes avec du balsa, ainsi que l’arrière de la partie fixe de l’aile sans oublier de passer les câbles de servos. Ensuite coller les nervures d’emplanture et de saumon. Un voile de peinture achèvera la finition de l’aile.

Jacques a dit : au boulot Daren !
A moi de faire la seconde paire de plumes ainsi que les stabs. Mais avant d’attaquer ce travail, je souhaiterais simplement dire que ce dossier s’adresse à des personnes qui comme moi se posaient une tonne de questions sur le sujet et n’osaient pas s’y mettre. Les autres ont déjà leurs tours de main et leurs méthodes. Sinon toutes les ailes de Jacques sont faites de cette manière, quand elles ne sont pas en structure ! Je trouve cette méthode rapide, on passe plus de temps à ranger l’atelier ! Je la trouve aussi pratique car il n’y a pas de raccords de coffrage à faire, la cartoline est aussi beaucoup plus facilement manipulable que les planches de coffrages en bois exotique.

Merci beaucoup Jacques !


Bonnes découpes et bon coffrages à tous !

Dossier réalisé par J.André & D.Anguelkov

 

 


Webmaster:  Olivier Segouin
Copyright ©2003 Aero@Net et Cnc@Net tous droits réservés (Articles, informations & Sujets).
Reproduction interdite sans autorisation.