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41 creuse son terrier dans cette attente qu'on a de ce mutisme. Lointain, à la façon de ces photos floues qu'on se plait à scruter, il devient vite obsédant, vous attache à ses lacunes. Ce rien vaut mieux que tous les « Tu l'auras ».
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On a évoqué des Pixies indolents, un Nirvana déprimé et on avait à moitié tort : pas de cette formidable dynamique dans les chansons hypnotisées et lancinantes de Swell, juste un blues tellement crampon qu'il interdit tout mouvement, toute montée d'adrénaline. « Je n'ai pas l'impression d'être triste, c'est ma ville qui l'est », nous confiait le chanteur David Freel. Quel cafard a piqué San Francisco ?
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While never predictably “experimental,” Swell are riveting in their refusal of all ingratiating pop conventions.
Filled with mise-en-scène sounds (footsteps, ringing phones), 41 resembles an aural black-and-white movie of San Francisco's hard-luck Tenderloin district.
Bassist Monte Vallier and drummer Sean Kirkpatrick join Freel on these lean life studies, fashioning an ambient folk music capable of sparking disturbing epiphanies.
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