Le Japon Régions Hiroshima  

Un lieu commun serait de dire que l'on ne visite pas Hiroshima pour ses vieilles pierres. Pourtant, le château a été reconstruit, comme tant d'autres, et la ville (en japonais : cité sur la grande île, car constituée au 16è siècle de la réunion de cinq îles par des ponts) s'est relevée de ses cendres comme plus de cent autres villes japonaises.

C'est ici que, le 6 août 1945, fut pour la première fois employée l'énergie atomique à des fins militaires. Avec l'explosion sur Nagasaki trois jours plus tard, les États-Unis avaient enfin réussi à mettre un terme à la guerre du Pacifique.

Les monuments comémoratifs d'Hiroshima sont dédiés aux victimes de l'explosion (200 000 personnes tuées instantanément, d'autres par les conséquences encore controversées de l'irradiation), et célèbrent la paix, mais ne parviennent pas à faire oublier que c'est l'arme atomique, engendrant l'équilibre de la terreur, qui maintint celle-ci sur une grande échelle pendant plus de quarante ans...

Cette photo (parue dans Paris-Match du 4 septembre 1965) prise à 10 km d'Hiroshima est réputée être la seule montrant le nuage depuis le sol. Mais les secrets qui entourent l'événement laissent dubitatif : aujourd'hui encore, on donne des chiffres contradictoires pour l'altitude de l'explosion et la quantité d'uranium employé.


Image célèbre de Hiroshima : le hall d'expositions de la chambre de commerce, situé à proximité de l'épicentre de l'explosion atomique et conservé en l'état sous le nom de Genbaku Dome. Il est inscrit par l'UNESCO au patrimoine mondial de l'humanité. Vue prise depuis le pont Aioi, en forme de T, qui aurait servi d'objectif pour le bombardement.

On s'y rend par les bus A-1 ou A-3 à partir de la gare Japan Rail.


Cénotaphe élevé à la mémoire des victimes de l'explosion du 6 août 1945.

On s'y rend par les tramways 2-KOL ou 6-EBA à partir de la gare Japan Rail.


Le Peace Memorial Parc (Parc de la paix, Heiwa Koen), un parc planté de camphriers et de lauriers roses aménagé à la place d'un quartier totalement ravagé, comporte des témoignages en provenance du monde entier, sous forme de gongs, tours, horloges, fontaines, stèles et monuments de toutes sortes...

Tous les 6 août s'y déroule la fête de la paix (Heiwa Matsuri).


À côté de ce monument dédié à Sakako Sassaki, une fillette qui survécut 13 ans à l'irradiation, des américains répandent leur message de paix et d'amour. Si vous voulez être tranquille, passez au large !

Photo : dépliant du musée

Le musée de la paix (Peace Memorial Museum) montre profusion de bouteilles ramollies, tuiles vitrifiées, poutrelles tordues et pendules arrêtées sur 8h¼. Moins spectaculaires que ces reliefs de l'horreur, mais plus intéressantes, sont les descriptions de l'histoire de Hiroshima avant et pendant la guerre, et les raisons du choix de cette ville par l'armée américaine.

Le musée est ouvert de 9h à 18h en été, 9h à 17h en hiver. L'entrée coûte symboliquement 50 ¥ (soit environ 0,50 euro). Les légendes sont sous-titrées en anglais, avec de nombreux résumés dans d'autres langues dont le français. On peut aussi, pour 150 ¥, louer un casque diffusant un commentaire en français.

On peut également visiter le musée d'art contemporain.


Le journal Paris-Match du 4 septembre 1965 publiait un long reportage sur Hiroshima, avec des photos prises en 1945 et d'autres 20 après par ses envoyés spéciaux. Cette photo parue sur une double page, en est extraite (elle a été attribuée sans doute par erreur à Jacques De Potier, celui-ci étant mort en 1953).

Cours de dessin pour les écoliers de Hiroshima, sur fond d'immeuble en reconstruction (le monument cité ci-dessus est visible à gauche).
Le souvenir excepté, Hiroshima est aujourd'hui une ville japonaise comme tant d'autres.


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Marc.Zirnheld@teaser.fr