Le Japon L'Empire du Rail Tokyo Japan Rail  
     mode Le métro  
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Comptant 12 millions d'habitants, Tokyo ne pourrait exister sans un système de transport en commun efficace. Heureusement, c'est le cas, et même doublement : la ville est desservie par un métro souterrain et par un réseau de trains de surface.

Le métro comporte 12 lignes, dont 8 sont gérées par la Taito Rapid Transit Authority (TRTA), et 4 par le Transportation Bureau of the Tokyo Metropolitan Government (TBTMG). Cette distinction passe inaperçue des voyageurs. Le réseau des chemins de fer de surface est celui de Japan Rail. Il n'est guère moins dense que le métro et fonctionne sur des principes similaires. Certaines lignes se prolongent hors de la ville.

Le panorama se complète de nombreuses lignes d'autobus et quelques chemins de fer privés.

Comment voyager ?

L'usage des autobus n'est pas très commode pour le visiteur, car la plupart des indications sont rédigées uniquement en japonais. Dans le métro et les chemins de fer, par contre, toutes les indications ou presque sont sous-titrées en caractères romains (roma-ji) et en anglais.

Ces réseaux sont simples d'emploi, rapides, fiables et sûrs. Ils reposent tous deux sur des principes identiques, et les habitués d'autres métros, comme celui de Paris par exemple, s'y retrouveront très facilement.

Le seul inconvénient des transports tokyoïtes, c'est d'être souvent bondés. On notera aussi que les salary-men qui s'y pressent aux heures d'affluence, fatigués par une longue journée de travail ou par une trop courte nuit, y ont souvent triste mine. Leur tenue, souvent copiée sur ce que le modèle occidental offre de plus sinistre (cravate noire et veste anthracite) n'ajoute aucune gaité à l'ambiance des rames du matin et du soir.

Choisir son itinéraire

Il est préférable d'avoir dans sa poche un plan du réseau. Heureusement, on en trouve dans les guides de voyage et au dos de nombreux dépliants touristiques.

Les lignes n'ont pas de numéro. Elles sont repérées par un nom et une couleur. Attention : les couleurs se répètent entre le métro et les trains (mais pas les noms). Les lignes de métro sont indiquées par un cercle de couleur, les lignes de train par un trait vertical de couleur. Il faut aussi repérer le nom de la destination à prendre, et de préférence celui des principales stations qui jalonnent le parcours, qui sont parfois mieux indiquées que le terminus lui-même. C'est particulièrement indispensable pour la ligne JR Yamanote qui est circulaire, et n'a donc pas de terminus.

Comme les noms japonais sont assez difficiles à retenir, surtout au début, il est pratique de noter tous ces renseignements sur un petit carnet avant de débuter son voyage.

Il n'y a pas de correspondance tarifaire entre le réseau de métro et le réseau de trains JR, hormis pour certains abonnements, ce qui signifie qu'il faut payer un autre ticket pour changer de réseau. On a donc avantage, lorsque c'est possible, à prévoir un itinéraire qui n'utilise qu'un seul réseau. Le réseau JR est accessible aux titulaires du JR Pass.

Les tickets

Il existe toutes sortes de formules d'abonnements ou de réduction, mais pour des trajets occasionnels les tickets s'achètent à l'unité, à un tarif qui dépend de la longueur du trajet (110 à 250 ¥ environ pour les trajets urbains).

À l'entrée de chaque station se trouve un grand plan du réseau, avec le prix à payer pour chacune des stations, au départ de celle où l'on se trouve. Ce tableau est presque toujours sous-titré en roma-ji, et s'il ne l'est pas il suffira de consulter le plan de poche pour comparer. Les deux prix indiqués correspondent au plein tarif et au tarif réduit.

Ayant relevé le prix à payer, il suffit de se diriger vers la rangée de distributeurs automatiques. Il sont faciles d'emploi, pratiques, rapides et rarement en panne. Ils acceptent les pièces et les billets de 1000 ¥, parfois de plus gros billets. On introduit une somme suffisante, les boutons correspondant aux tarifs inférieurs ou égaux à la somme introduite s'allument. Il suffit d'appuyer sur le bon bouton... la machine délivre un ticket et rend la monnaie. La petite monnaie n'est jamais un problème au Japon : si on en manque, il suffit d'aller au guichet de la station ou de s'adresser à un commerçant ou un passant.

On peut aussi acheter des cartes plastifiées de 1000, 3000 ou 10000 ¥, qui vous permettent ensuite d'acheter des tickets unitaires. Celles pour JR s'appellent «orange card». Cela simplifie le problème de la monnaie, mais ne permet pas de faire des économies.

Les trains

Une fois en possession du ticket, il faut passer par un portillon pour accéder au quai. Le portillon parle le japonais et l'anglais. Il est en permanence ouvert et ne se fermera que si un resquilleur tente de passer.

Les indications dans les gares et stations sont très claires... et très nombreuses... tellement nombreuses parfois qu'on ne sait plus vers quoi tourner ses yeux. Ces panneaux pléthoriques et ces annonces sonores incessantes ont vite fait de saturer les sens et d'embrouiller la mémoire, d'où l'intérêt de noter son itinéraire.

Une fois sur le bon quai, attention encore : certains quais (même sur le métro) servent à plusieurs lignes, et certains trains d'une ligne donnée ne desservent pas toutes les stations. Mais tout est très bien indiqué par des panneaux lumineux.

La sortie

Gardez bien votre ticket : une fois arrivé à destination, il vous sera nécessaire pour sortir. Si par erreur vous n'avez pas le bon ticket, ce n'est pas grave : il suffira d'aller à un distributeur appelé «fare adjustment» situé près des portillons de sortie pour payer la différence. C'est très simple !

Des panneaux jaunes vous permettront de trouver la meilleure sortie de la station. Ils indiquent les principaux bâtiments alentours... et qui figurent aussi sur le plan qui indique où vous devez vous rendre. Car les rues n'ont pas de nom, et les maisons pas de numéro : on ne se déplace jamais sans un plan !

Si vous avez des bagages encombrants ou si, malgré le plan, vous ne parvenez pas à vous rendre, vous pouvez héler un taxi arborant un lumignon rouge derrière le pare-brise. Pour de courtes distances, ce n'est pas ruineux (600 ¥, puis à la distance). La porte du taxi s'ouvre et se ferme toute seule... montrez votre plan au chauffeur, qui baragouinera sûrement quelques mots d'anglais.


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Marc.Zirnheld@teaser.fr
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