Un compteur de distance-vitesse pour patins à roulettes (2/5)


Sommaire


2. Comment ?

Le compteur à l'origine

Donc, vous achetez un petit compteur électronique au rayon vélo d'un supermarché ou d'un magasin de sport. Le modèle de la photo ci-contre est vendu sous blister. Il porte la marque Atech, et coûte entre 76 et 130 F (20 euros) selon le circuit de distribution (cherchez l'erreur). D'autres modèles conviennent sûrement, car tous semblent utiliser le même principe et sont probablement basés sur le même circuit.

Le paquet comprend :

Les deux boutons permettent d'activer diverses fonctions :

Le capteur

Le capteur est constitué d'un interrupteur à lame souple (ILS) : dans une ampoule de verre scellée, deux lames de fer ne viennent en contact l'une avec l'autre qu'en présence d'un champ magnétique, celui produit par l'aimant de la roue.

L'ILS est encapsulé dans un petit boîtier en plastique qui est trop volumineux. Il va falloir l'en extraire, ce qui est facile (attention quand même : c'est du verre). Parfois (contrairement à la photo ci-dessous), l'ampoule est fixée sur un petit bout de circuit imprimé que l'on peut garder pour le moment. Tout dépendra de la fixation sur le patin, on verra ça plus tard.

L'ILS peut être emmailloté dans un petit bout de gaine thermorétractable qui protègera les connexions de l'humidité. Le bout de la gaine est pincé à chaud (photo de droite).


Le diviseur

Le module d'affichage détecte les fermetures de l'ILS en lui appliquant une tension, et en regardant si le courant passe ou pas. La tension à vide est de 1,5 V (c'est la tension de la pile) ; le courant quand l'ILS est fermé est de 3 µA, ce qui n'est pas beaucoup... dire qu'il va falloir alimenter le diviseur avec ça ! Heureusement, vous allez voir que c'est possible, et même très facile.

Le diviseur utilise un compteur décimal HC4017. Ce composant accepte de fonctionner sous des tensions d'alimentation descendant jusqu'à 0,9 V et il ne consomme quasiment rien. Il reçoit les impulsions de l'ILS, et en transmet une sur dix au module d'affichage, par lequel il est alimenté. Peut-on rêver plus simple ?

Nomenclature :

HC4017 (voir ci-dessous)
C1 : 3,3 ou 4,7 µF, tantale ou alu solide
C2 : 100 à 220 pF
R1 : 2,2 à 3,3 M
R2 : 1 k
optionnel :
D1 et D2 : zéner 5,6 V

Et l'alimentation ?
Le HC4017 est alimenté par sa sortie Q9 avec l'énergie provenant du module d'affichage :

Si vous n'avez pas bien compris l'explication, ce n'est pas très grave. Le montage marchera quand même.

C2 sert à filtrer les rebonds lors de la fermture de l'ILS, qui pourraient être comptés par le HC4017. Le montage est tel que les fronts montants sur l'entrée d'horloge restent raides (très légèrement limités par R2), ce qui permet au HC4017 de compter correctement.

Les deux diodes zéner D1 et D2 protègent le compteur contre l'électricité statique. Elles sont facultatives, surtout D2.

Ces préliminaires théoriques étant admis, il faut passer à la réalisation, expliquée page suivante.


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