|

 |
Etant intéressé par les « lancer-main » et après avoir usé un Vstar de Graupner,
je désirais une machine un peu plus performante pour cette catégorie appelée par les
américains « HLG », (Hand Launch Glider). Après consultation de diverses revues en
provenance des States, je remarquais que la catégorie lancer-main était très répandue
de l'autre côté de l'atlantique notamment en Californie (Il faut dire que le soleil est
au rendez-vous 365 jours sur 365 jours !). Lors des résultats de concours réunissant
souvent plus de 70 concurrents, je constatais la domination outrageuse d'un modèle : le
MONARCH.
Cela en était trop, il me le fallait ! |
Aussitôt dit, aussitôt fais ! je passais commande chez Northeast
Sailplane Products dans le Vermont en y joignant un petit chèque de 200$ ( soit tout
de même 1200 frs). Après 3 mois dattente, je recevais enfin un colis...
Pour ce prix, on peut sattendre à un modèle Ready to fly. Eh bien non ! A
louverture de la boîte, on découvre une aile en polystyrène coffrée et un
fuselage en fibre à assembler. Cher pour cette configuration ! Oui mais attention ! les
créateurs du MONARCH (Don Stackhouse et Joe
Hahn) sont des compétiteurs. Lensemble du kit respire la performance et la
recherche de haut niveau, de par sa conception et par la qualité des matériaux
employés.

Photo réalisée avec un Kodak DC20 |
une aile en polystyrène de compacité de 15 kg/m3 coffrée en balsa
plume de très belle qualité. le profil utilisé est un SD7037 modifié avec pour les
bouts d'aile un profil ressemblant plus à un profil de vol libre. L'aile est livrée en 4
morceaux. Il vous reste donc le bord d'attaque à coller et à poncer et les panneaux
d'aile à coller. Les découpes sont si précises, qu'aucun ponçage n'est nécessaire
pour assembler les ailes. De plus, des bord marginaux en forme de mini winglet en fibre de
verre complètent la réalisation de l'aile. |
| A la différence de nombreux planeur, celui-ci à une forme très plate
ressemblant à une vipère. C'est un magnifique fuselage en fibre avec renfort en carbone,
d'une très grande légèreté (46 grs seulement pour le fuselage complet). |

Photo extraite de Fly |

Photo réalisée avec un Kodak DC20 |
Un empennage en V en polystyrène coffré de même qualité que l'aile
mais utilisant un profil SD8020 symétrique |
La construction commence par le collage des baguettes de balsa pour le
bord d'attaque puis après séchage, ponçage de l'ensemble. Des gabarits de ponçage du
bord d'attaque sont fournis sur le plan. Ensuite, assemblage des 4 morceaux de l'aile
suivant l'angle des dièdres d'origine. Il ne vous reste plus qu'à coller les bords
marginaux en fibre caractérisant le MONARCH. Une petite pièce en fibre viendra peaufiner
le raccord entre l'aile et le fuselage.
Dès la construction de l'aile terminée, on pourra passer à la
réalisation de l'empennage en V. Celui-ci est similaire à l'aile : collage des bords
d'attaques, puis découpe du volet et pose de baguettes de finition. Autre petite astuce
du MONARCH : les guignols de commande sont réalisés en CTP et fixés sur le côté des
volets.
Pour le fuselage, seule la pose d'une plaquette de fixation d'aile est nécessaire ainsi
que la découpe du fuselage pour la trappe de catapultage (Monodoigt ou bidoitg suivant
votre goût).
|

Photo réalisée avec un Kodak DC20 |
En effet, à la différence de bons nombres de planeurs,
une trappe vient refermer le trou de lancement pour la recherche de la traînée minimale
(Oh, compétition ! quand tu nous tient !).

Photo réalisée avec un Kodak DC20 |
Après avoir positionné les différents éléments, les avoir pointé
à la cyano et après mainte vérifications et mesure, on pourra coller l'empennage à la
résine et y ajouter un petit renfort de fibre de verre pour sa bonne tenue (fourni dans
le kit).
De même, l'aile possède des renforts en fibre pour l'assemblage des panneaux et un petit
renfort au bord d'attaque.
Attention ! Lors d'un long vol, j'ai oublié que la batterie de réception ne présentait
qu'1 heure d'autonomie. Cela entraîna un retour sur terre précipité. Il s'avéra après
cette péripétie que le fuselage doit être renforcé (légèrement) au niveau de la
découpe sous le fuselage par un renfort en carbone. Et là, vous obtiendrez un modèle
très solide de 300 grs.
|
Cette faible masse pardonne souvent quelques erreurs de
pilotage, surtout lorsque lon recherche la toute petite thermique au ras du sol et
ce parfois, loin du point de retour.
Aucune finition. Cela veut dire que le modèle est déjà
fini ? non pas encore !
Sur lensemble de la notice de montage, une phrase revient en permanence KEEP IT
LIGHT (garder le léger). Pour le fuselage, laisser le tel quel. Pour laile, les
concepteurs recommandent le passage dun vernis très léger ; un vernis de type
VERALINE soit un vernis à base acrylique (nettoyage à leau).
Après trois couches de cette finition avec ponçage au papier de verre 400 entre chaque
couche, vous obtenez une aile protégée pour un poids dérisoire (16 Grs seulement pour
lensemble de la finition).
Après assemblage de lensemble, vous obtenez un modèle prêt à voler de 270 à 310
grs suivant le type de radio et de récepteur que vous employez.
| Pour ce genre de modèle, une micro radio s'impose soit 2 micro servo ,
un petit récepteur et un pack d'accus de 110 mAh ou 220 mAh. Pour ma part, j'ai monté 2
HS60, un récepteur Webra et un pack de 220 mAH . L'ensemble de la radio est collé au
double face à plat dans le « large » fuselage . |

Photo réalisée avec un Kodak DC20 |
Le MONARCH est un planeur très accrocheur à basse altitude, d'une
très grande finesse, capable de réaliser des exploits et ce, quelques soient les
conditions météo.
Sur cinq lancers, vous êtes obligés d'accrocher au moins 1 à 2 fois une thermique vous
emmenant à plus de 2, 3 minutes de vols, soit une altitude de 50 à 100 mètres. Passé
ce temps, ce n'est plus amusant, alors on redescend en acrobatie : looping, vrille,
tonneau avec si possible, un atterrissage dans la main et on relance...
|

Photo extraite de Fly |

Photo extraite de Fly |
Attention ! le planeur lancer main est une merveilleuse école
d'apprentissage pour l'évolution des conditions aérologiques. Il vaut mieux quelque
fois, attendre les bonnes conditions pour lancer à coup sûr dans la pompe. Dès la fin
du lancer à la remise à plat du modèle, on peut par habitude, évaluer si le vol est un
vol médiocre ou un vol « magique » . Et alors là, il convient de s'appliquer dans
votre spirale et vous êtes partis pour un vol d'anthologie.
|
Quelle sensation de faire un vol de 3 à 10 minutes, voir
plus, en lancent son modèle à la main sans aucun moteur .
Lors de la première accroche dun thermique, vous vous sentirez envahir dune
sensation de bien être et de puissance envers ce ciel qui vous a si longuement défiés.
PS : depuis un nouveau MONARCH vient de sortir le MONACH CX. Celui-ci comporte des volets
full-span sur laile permettant une modification du profil pendant la phase de
lancement du modèle et un léger gain en altitude. Ils sont utilisés en négatif lors de
la monter et en positif lors du planer.
| Nom |
Monarch C |
| Fabricant |
Dj Aerotech |
| Distributeur |
Northeast Sailplane Products |
| Prix |
200 $us |
| Envergure |
1500 mm |
| Longueur |
840 mm |
| Corde à lemplanture |
190 mm |
| Corde au saumon |
125 mm |
| Surface de laile |
24 dm2 |
| Profil de laile |
SD7037 très modifié |
| Surface du stab |
4,5 dm2 |
| Profil du stab |
SD8020 |
| Stab |
en V |
| Masse annoncée : |
270 grs à 310 grs |
| Masse obtenue : |
290 grs |
| Centrage : |
de 68 à 76 mm du bord d'attaque |
| Débattement : |
-+ 18 mm |
L'ensemble de cette article est paru dans la revue FLY Internationnal N°22 du mois de
Janvier 1997
© 1997 - Olivier Segouin
|