Sélestat Eurotour F3B 2005.
Une bonne cuvée cette année 2005 où le Club de
Sélestat pour sa première organisation a placé la
barre très haute au niveau de la qualité de son
concours et ce n’est pas quelques problèmes en
distance qui seront facilement corrigés pour la
prochaine édition qui peuvent venir ternir cette
édition!
Pas loin de 95 concurrents avaient répondu présent.
Un vrai mini championnat d’Europe avec des
Allemands, des Suisses, des Autrichien, des
Lichtensteins, des Italiens , des Espagnols et une
quinzaine de Français.
Le terrain quoique petit, permit facilement avec de
la bonne volonté de tous d’aligner 50 mètres de
treuils. C’était mon premier Eurotour, et quelle
surprise ! E, effet, vous êtes sur une autre
planète, tant au niveau des pilotes que des
machines. Quand vous regardez les meilleurs, tout
leur paraît simple, le vol est ample et coulé, mais
la performance est toujours là. Ils ne commettent
jamais la moindre faute.
On sent des heures d’entraînement avec leur machine.
Ils ne se posent pas de question tellement ils sont
entraînés et ont répété toutes les situations
possibles.
Messieurs les pilotes, je vous adresse mon coup de
chapeau !
Revenons à la compétition, nette domination des
Allemands et des Suisses qui semblent à 2 mois du
championnat de monde, proches de leur potentiel
maximum.
Quant à nos Français, ils ne sont pas si loin en
pilotage et en tactique, ils ne leur manquent juste
que la mise au point de leur nouvelle ou « future «
machine.
Jean-Michel Fraisse volera au championnat du monde
en Supersonic,
Roland Henninot en Estrella haut module, Franck
Legou en Apodis haut module
Le vainqueur de cette épreuve de Sélestat est Morgan
sur un planeur perso le diamant 4.
Ce planeur est une construction de club, c’est une
machine de toute beauté. C’est du très grand
professionnalisme, c’est presque plus parfait que du
Jaro Mulleur. Imaginez donc.
L’aile est en 1 seul morceau avec servos montés dans
le moule et avec articulation des gouverne dans
l’épaisseur, bref, la recherche optimale à la
traînée.
Le fuselage est du même acabit. A la vision de cette
machine, on sent que la CFAO a tourné à plein et que
les constructeurs maîtrisent le moulage et la
mécanique.
Le 2ème est Knechlte et le 3ème est Kowalski Perter,
son frère n’étant pas très loin, à la 4ème place
(quelle famille !)
Quant à la tendance des machines, on retrouve
principalement 2 grandes familles :
- les machines du commerce
C’est principalement Estrella avec 3 versions,
profil MW ancienne génération, profil MW en haut
module et profil DP.
Puis des Caracho 3000, des Furio en V, des
Supersonic en V et en croix
Quelques Europhia 2 avec leur impressionnant dièdre.
Cette machine a l’air d’accélérer tout le temps. A
suivre dans les prochains concours…
Des Crossfire dans les mains de Bohlen qui arrive à
de très bons résultats
Des Espada de chez JaroMuller à la forme discutable
- Les machines perso de club :
La machine des kowalski et Perlick …un Altus
empennage en T
Le Wobbegong du Logo Team des Suisses …avec une
énorme dérive et une rigidité à faire pâlir votre
table de salle à manger en chêne. Pour info, en
distance, ils étaient chargés à 3,2 kgs et en
vitesse à 4 kgs.
Le Diamant 4, la machine du vainqueur Mogn Josef
Le Phenix, la machine des Autrichiens.et de Flixeder
Les Apodis du club de Montauban, en recherche de
rigidité. Ils sont sur la bonne voie. Il ne reste
plus qu’à travailler sur la longévité de la machine
n’est ce pas Loïc !
Pour conclure, je pense que beaucoup de machines
peuvent obtenir un résultat mais tout le secret est
le réglage et le pilotage. Pour preuve, les machines
devenant tellement pointues, qu’elles peuvent très
bien marcher pour certains pilotes et pas du tout
avec d’autres …
Le talent de metteur au point et de régleur, va
devenir primordial dans les années à venir et c’est
par là que passera la victoire !
Bref, vivement l’édition 2006 où je vous conseille
de vous inscrire au plus tôt !
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